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I. LA CONSTRUCTION DE L’UNION EUROPEENNE
Sous l’impulsion de Robert Shuman et de Jean Monnet, six Etats européens (France,
R.F.A., Italie, Belgique, Pays-
En 1957 (traité de Rome), les six Etats fondent la C.E.E. (Communauté Economique Européenne). Le traité prévoit la libre circulation des marchandises. Les droits de douane sont progressivement supprimés.
Peu à peu la Communauté s’élargit : au Royaume-
En 1992 est adopté le traité de Maastricht qui prévoit une monnaie européenne unique (l’Euro) et une citoyenneté européenne (les citoyens pourront voter aux élections locales et européennes dans toute l’Union). Enfin, la C.E.E. est remplacée par l’Union européenne.
En 2008, l’Union européenne compte 27 Etats membres. C’est un espace de paix et de prospérité.
II. L’UNION EUROPEENNE, POLE ECONOMIQUE MAJEUR
L’Union européenne occupe le premier rang pour la production industrielle mondiale.
Elle concurrence les Etats-
La mise en place de la P.A.C. (Politique Agricole Commune qui prévoit des aides financières aux agriculteurs) a permis de développer une agriculture européenne productiviste et moderne, surtout dans les Etats du nord de l’Union. Au final, l’Union occupe les premiers rangs pour de nombreuses productions.
L’Union européenne attire les capitaux étrangers grâce à ses atouts : des populations nombreuses à niveau de vie élevé, une main d’œuvre qualifiée, bien que chère, et des infrastructures développées (réseau de transport et de télécommunications).
L’Union européenne est également le premier espace touristique mondial (grâce à la richesse de son patrimoine culturel, historique et artistique, à la beauté de ses paysages, à la variété de ses climats...).
Pourtant la richesse de l’Union européenne repose avant tout sur ses services (santé, enseignement, banques, assurances, transports...).
III. L’UNION EUROPEENNE, PREMIERE PUISSANCE COMMERCIALE
L’Union européenne occupe le premier rang mondial pour les échanges de biens et le second pour l’exportation de services.
Ses partenaires sont les Etats-
Mais plus que tout, les pays de l’Union européenne commercent entre eux (plus de 60 % de leurs échanges).
La monnaie unique et la libre circulation des biens et des personnes facilitent les échanges au sein de l’Union. Aujourd’hui toutefois, de nombreuses multinationales européennes décentralisent leur production vers l’Asie ou l’Europe de l’est. Cela provoque de nouveaux flux.
L’Union européenne souffre malgré tout de ses divisions : la plupart des Etats européens cherchent avant tout à défendre individuellement leurs intérêts. Du coup l’influence de l’Europe à l’échelle mondiale s’en trouve réduite.
IV. LES LIMITES DE LA PUISSANCE EUROPEENNE ET LES DEFIS A VENIR
Politiquement. Malgré sa puissance économique, l’Europe a du mal à se faire entendre au niveau mondial et son identité est mal définie. Elle n’est pas représentée en tant que telle à l’O.N.U. (Organisation des Nations Unies).
Géographiquement l’Union ne rassemble pas tous les Etats européens.
Economiquement, ses Etats sont loin d’être tous aussi développés. Les Etats européens de l’ancien Bloc de l’Est sont moins développés que ceux d’Europe de l’Ouest ou du Nord. La flambée récente des cours des hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) handicape ses industries, son secteur des transports et les ménages. L’envolée de l’Euro face au dollar constitue un frein à ses exportations vers les pays tiers. Enfin, le poids des services publics (notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation) impose le maintien d’une fiscalité (impôts) élevée.
Militairement, la puissance de l’Union européenne reste insuffisante par rapport
à sa puissance économique. Dans ce domaine, c’est l’O.T.A.N., dominée par les Etats-
Humainement, l’Union européenne est le premier pôle d’immigration de la planète en raison de sa richesse, de son niveau de vie et de l’attrait de son régime démocratique. La maîtrise de ces flux migratoires (travailleurs immigrés, clandestins en situation irrégulière, demandeurs d’asile politique) et l’intégration des nouveaux venus reste aujourd’hui un défi majeur de l’Union. Par ailleurs, les Etats européens doivent faire face au vieillissement de leurs populations et aux coûts supplémentaires que cela implique.
Socialement, tout comme politiquement, les divisions l’emportent. Dans des domaines aussi importants que l’emploi, la protection sociale ou la lutte contre l’exclusion, les choix des uns et des autres restent nationaux.
Culturellement également, l’Union européenne est plus une addition d’Etats différents
qu’une union. Du coup l’influence de la culture européenne peine à concurrencer celle
des Etats-
Un avenir incertain. Les élargissements à venir et les nouvelles étapes de la construction, renforcés par les difficultés économiques et sociales quotidiennes, rendent les citoyens de l’Union inquiets et souvent pessimistes. Le refus des peuples de ratifier le projet de constitution de l’Union européenne illustre ces peurs.

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